Que traitons-nous ?

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Hypophyse

L’hypophyse est une petite glande, située en-dessous du cerveau auquel elle est reliée par une tige appelée tige pituitaire dans laquelle circulent des vaisseaux sanguins. L’hypophyse fabrique un ensemble d’hormones qui vont circuler dans le sang et atteindre des tissus cibles sur lesquels elles vont pouvoir exercer leur action. Ce sont la prolactine qui permet notamment l’allaitement chez la femme qui vient d’accoucher et qui participe au maintien d’une bonne ovulation chez la femme ; de l’hormone de croissance ou GH qui permet la croissance chez l’enfant ; l’ACTH qui permet la stimulation des glandes surrénales, source elles-mêmes de fabrication notamment du cortisol, hormone de stress ; la FSH et la LH qui, chez l’homme comme la femme, contrôlent le fonctionnement normal des testicules et des ovaires respectivement ; La TSH qui stimule le fonctionnement normal de la glande thyroïde. Toutes ces hormones sont fabriquées par la partie antérieure de l’hypophyse tandis que la partie postérieure fabrique d’autres hormones qui régulent notamment la concentration des urines.

Les maladies de l’hypophyse sont surtout marquées par le développement de petites tumeurs bénignes, appelées adénomes, dont la taille est variable et qui peuvent fabriquer alors en excès telle ou telle hormone mentionnée plus haut. Le plus fréquent est l’adénome à prolactine, à l’origine de troubles de règles et d’infertilité chez la femme. L’adénome à GH s’accompagne d’une croissance trop importante des tissus, donnant un aspect de changement de la morphologie de l’individu. C’est ce qu’on appelle l’acromégalie. L’adénome qui fabrique trop d’ACTH va être à l’origine donc d’une production excessive de cortisol par les surrénales à l’origine de rougeurs du visage d’hématomes fréquents, d’une grande fatigue musculaire et souvent d’une excitabilité psychique. Face à un adénome, le médecin cherchera toujours à bien caractériser toutes les plaintes que le patient pourra exprimer, à apprécier par une IRM de l’hypophyse (examen radiologique de la tête) l’importance de l’adénome, explorant aussi les éventuelles conséquences sur la vision et sur le fonctionnement des autres hormones de l’hypophyse. Les examens pratiqués ne sont pas douloureux et une prise en charge rigoureuse, médicale ou chirurgicale permettra le plus souvent un bon contrôle de la maladie.

Il existe aussi des tumeurs plus rares appelées crâniopharyngiomes, qui surviennent plus précocement, notamment chez l’enfant ou l’adolescent, et qui imposent également une prise en charge adéquate sur le plan hormonal et un traitement chirurgical qui pourra être complété par une radiothérapie.

A l’inverse il existe des maladies de l’hypophyse à l’origine d’une sidération de ce fonctionnement ; on parlera alors d’insuffisance hypophysaire et on devra rechercher précautionneusement, par des dosages hormonaux adaptés, l’origine de cette insuffisance et son importance. Des traitements hormonaux substitutifs existent et permettent de compenser ce déficit dans la majorité des cas.

Surrénales

Les surrénales sont deux glandes situées au-dessus de chaque rein et de petite taille. Elles ont un rôle important dans l’organisme puisqu’elles fabriquent trois types d’hormones différentes : le cortisol qui est une hormone de stress et d’adaptation de l’environnement ; cette hormone est fabriquée de façon fluctuante au cours de la journée. Sa fabrication dépend directement d’une stimulation de l’ACTH, hormone synthétisée, elle, dans l’hypophyse. L’aldostérone est une hormone qui contrôle les échanges d’eau et de sel, importante pour le maintien d’une tension artérielle normale et d’un état d’hydratation des cellules normal également ; enfin la surrénale peut fabriquer des androgènes, donc des hormones masculinisantes.

Les maladies de la surrénale sont multiples et le plus souvent rares. Il peut s’agir de tumeurs bénignes le plus souvent qui vont fabriquer une ou plusieurs de ces hormones en excès, à l’origine si c’est du cortisol d’un syndrome de Cushing, marqué par une fragilité de la peau, des vaisseaux, une faiblesse musculaire, une excitabilité psychique, un visage qui devient rond et rouge. Il peut s’agir en cas de sécrétion excessive d’aldostérone (adénome de Conn) d’une hypertension artérielle accompagnée de taux bas de potassium. Enfin il peut s’agir de tumeur fabricant trop d’androgènes à l’origine d’un tableau, chez la femme, d’une pilosité excessive, d’une perte de cheveux ou alopécie, d’une voix rauque. Dans tous ces cas, un bilan hormonal complet doit être réalisé et un geste chirurgical est le plus souvent proposé pour enlever la surrénale, siège de la tumeur (surrenalectomie). D’autres tumeurs, rares, sont à rechercher en cas d’hypertension artérielle très importante et mal contrôlée, surtout s’il existe des maux de tête et des palpitations associés : ce sont les phéochromocytomes.

A l’inverse, il existe des maladies de la surrénale marquées par une insuffisance du fonctionnement de celle-ci. D’origine auto-immune ou infectieuse (maladie d’Addison) le plus souvent, cette insuffisance est marquée par une insuffisance de fabrication des hormones de la surrénale, à l’origine d’une grande fatigue, d’une déshydratation, d’une chute de la tension artérielle. Cette situation peut revêtir dans certaines situations un caractère d’urgence : c’est l’insuffisance surrénalienne aigüe, qui impose la mise en route de traitements hormonaux appropriés et d’une rehydratation du patient, en milieu hospitalier. Dans tous les cas, en dehors d’un contexte d’urgence, il faudra bien expliquer au patient ce que signifie sa maladie, ses conséquences, l’importance de bien prendre et adapter son traitement qui repose sur des dérivés du cortisol et de l’aldostérone.

Une autre maladie de la surrénale est l’hyperplasie congénitale des surrénales. Cette maladie qui peut s’exprimer à tous les âges de la vie, avec des signes différents, est marquée par un blocage de la fabrication des principales hormones de la surrénale, à savoir le cortisol et l’aldostérone et au contraire une production excessive des androgènes. Le tableau clinique est alors celui d’une virilisation potentielle chez la fille et des risques d’insuffisance surrénalienne en général. Là encore un bilan complet hormonal et génétique s’impose avec une prise en charge rigoureuse, qui reposera sur un traitement hormonal.

Enfin, les maladies de la surrénales sont de plus en plus dominées par la découverte d’incidentalomes. Un incidentalome est une tumeur, pratiquement toujours bénigne, que l’on découvre fortuitement, par exemple à l’occasion d’un scanner pratiqué pour des douleurs abdominales. Dans tous les cas on cherchera à savoir si cet incidentalome fabrique en excès ou en insuffisance les hormones surrénaliennes mais le plus souvent on se contentera d’une surveillance à moins que sa taille n’impose un geste chirurgical.

Thyroïde

La thyroïde est une glande située en bas du cou, se présentant sous forme de deux lobes, à l’image de deux ailes d’un papillon, reliées par un isthme. La thyroïde synthétise, à partir d’iode, des hormones thyroïdiennes qui circulent sous forme libre, appelées alors FT4 et FT3 ; cette synthèse dépend aussi du contrôle par l’hypophyse, et notamment de l’hormone TSH. Ainsi, si la thyroïde fonctionne insuffisamment, on parlera d’hypothyroïdie avec une diminution de la FT4 et FT3 et une augmentation de la TSH pour contrecarrer cette baisse ; en cas d’hyperthyroïdiec’est l’inverse avec un abaissement de la TSH en regard d’une élévation des hormones thyroïdiennes ; ces tableaux d’hyper et surtout d’hypothyroïdie peuvent être plus ou moins marqués sur le plan biologique. Les hormones thyroïdiennes contrôlent un ensemble de métabolismes dans l’organisme (digestif, cardiaque, vasculaire, cérébral) ; toute modification sensible de la sécrétion des hormones thyroïdiennes, en excès ou en insuffisance, peut être à l’origine de tableaux cliniques très variés qui doivent faire suspecter une anomalie du fonctionnement de cette glande. Chaque cas est individuel et mérite d’être discuté avec son médecin. Parmi les causes d’hyperthyroïdie, la cause immunologique fréquente est celle qui aboutit à la maladie de Basedow, qui peut être marquée en outre par des signes oculaires, parfois invalidants ; une prise en charge adéquate s’impose avec mise en route d’un traitement médicamenteux par antithyroïdiens de synthèse pendant 18 mois, pour contrôler la sécrétion excessive d’hormones thyroïdiennes ; les rechutes à l’arrêt du traitement peuvent concerner jusque 50% de la population et dans ce cas un traitement plus radical, chirurgical ou à based’iode radioactif pourra se discuter. D’autres causes peuvent être recherchées comme l’existence de nodules isolés ou multiples à l’origine d’une hyperthyroïdie. En cas d’hypothyroïdie, là encore des causes immunologiques sont à rechercher, notamment chez la femme jeune avec la maladie d’Hashimoto liée à des anticorps dirigés contre la thyroïde ; untraitement par hormones thyroïdiennes sera à discuter. D’autres causes peuvent aussi être recherchées comme des causes virales, inflammatoires, un contexte de grossesse, une prise médicamenteuse. Dans tous les cas, la mise en route du traitement sera à discuter et à adapter avec le médecin.
Parfois les maladies de la thyroïde se limitent à l’existence de nodules isolés ou multiples mais sans sécrétion excessive ou diminuée d’hormones thyroïdiennes ; dans un tel contexte, l’objectif est de bien caractériser ces nodules, notamment en s’assurant par une échographie, voire unecytoponction, qu’il n’existe pas d’arguments pour un cancer de la thyroïde.
Le cancer de la thyroïde est lui une entité à part, pour lequel nous collaborons activement avec le Service d’Isotopes et de Chirurgie endocrinienne avec notamment les Pr L Lennhardt et F Menegaux pour assurer la prise en charge la plus adéquate. Des cas rares de cancer médullaire, sécrétant de la calcitonine, sont aussi décrits et à suspecter sur des signes spécifiques comme des diarrhées.

A côté de la thyroïde, sont présentes quatre glandes parathyroïdes; il est important de souligner que les hyperparathyroïdies sont très fréquentes, marquées par des taux de calcium parfois très augmentés, une ostéoporose et un risque de calculs rénaux. Cependant, il est important d’exclure avant tout une carence en vitamine D qui est à l’origine d’une hyperparathyroïdie réactionnelle et physiologique.
Plus rarement les maladies de la thyroïde et des parathyroïdes peuvent s’intégrer dans des tableaux de tumeurs neuroendocrines, associant des atteintes de ces glandes mais aussi de la surrénale, du pancréas et de l’hypophyse.

Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) constitue la principale cause de troubles des règles et d’infertilité de la femme. Ce syndrome associe une hyperandrogénie à des troubles du cycle menstruel (cycles irréguliers ou absence de règles) et une infertilité.
Les principaux motifs de consultation des femmes atteintes de SOPK sont les problèmes de troubles du cycle et des signes d’hyperandrogénie comme l’acné, l’hirsutisme (pilosité excessive dans des zones inhabituelles chez la femme) ou l’alopécie. L’augmentation de la synthèse et de la sécrétion des androgènes par les ovaires est une caractéristique essentielle du SOPK. Elle est le reflet d’un fonctionnement excessif des cellules thécales ovariennes et est à l’origine des troubles des règles et des signes d’hyperandrogénie. Le SOPK est également caractérisé par l’accumulation de petits follicules au niveau de l’ovaire. C’est à cet aspect typique retrouvé à l’échographie qu’il doit son nom « d’ovaires polykystiques », qui sont en fait des ovaires multifolliculaires. L’origine exacte du syndrome des ovaires polykystiques reste peu comprise, mais on sait actuellement que le surpoids ou l’obésité peuvent favoriser la survenue de ce syndrome.
Les principaux éléments nécessitant la mise en place d’un traitement médical sont les troubles des règles, l’infertilité ainsi que l’hyperandrogénie. En effet, le traitement sera adapté en fonction de la demande principale de la patiente.
La prise en charge de tout l’aspect métabolique du syndrome est importante, et il est montré que la perte de poids et l’activité physique contrôlée pouvait en améliorer le fonctionnement ovarien et la fertilité des femmes. Nous possédons une structure d’éducation thérapeutique, créée en avril 2006, pour la prise en charge des patients présentant un SOPK et un surpoids ou une obésité dont le but est d’améliorer à la fois le pronostic de fertilité à court ou moyen terme et le pronostic cardiovasculaire à long terme.

Cholestérol

L’hypercholestérolémie familiale, c’est quoi ?

L’élévation du cholestérol (LDL-cholestérol ou LDL-c ou encore le « mauvais cholestérol ») dans le sang a toujours, ou pratiquement toujours une part génétique. Le plus souvent, il s’agit de « petites » anomalies qui se regroupent par hasard chez un individu et le rendent particulièrement sensible à l’alimentation. On parle alors de formes polygéniques. Dans ces cas, on ne retrouve pas toujours d’anomalie dans la famille puisque, ces petites anomalies génétiques ne sont pas suffisantes pour provoquer une augmentation de cholestérol quand elles sont isolées.

On réserve le terme d’hypercholestérolémie familiale à une forme particulière qui se transmet de parent à enfant de façon autosomique dominante (en pratique cela veut dire qu’un enfant sur deux est atteint et un sur deux a un cholestérol normal). Bien entendu, ce « un sur deux » est statistique ; on peut donc avoir des familles ou tous les enfants sont atteints ou, au contraire, tous sont indemnes.
Cette forme familiale est plus grave que les autres hypercholestérolémies. En l’absence de traitement par exemple, près de ¾ des hommes auront fait un accident cardiovasculaire. En effet le risque principal de l’excès de LDL-c est l’encrassement progressif des artères, responsable d’accident cardiaque (infarctus du myocarde) ou vasculaire cérébral (hémiplégie par exemple). Cette gravité vient du fait que l’anomalie génétique porte sur un gène majeur et s’accompagne d’une élévation importante du LDL-c (en pratique environ le double de la normale) et ce depuis la naissance. A l’inverse, dans les formes polygéniques pour une raison non expliquée, l’hypercholestérolémie se développe plus tard dans la vie. Le traitement est toujours d’abord diététique.

Hypertension artérielle

L’hypertension artérielle : c’est quoi ?

L’Hypertension artérielle (HTA) est une maladie chronique qui concerne aujourd’hui en France près de 12 millions de sujets.

C’est l’observation de chiffres de la pression artérielle élevés lors d’une visite médicale qui fait évoquer le diagnostic d’une HTA mais c’est uniquement lorsque la tension reste élevée au repos, et de façon permanente, que l’HTA sera définitivement confirmée.
L’HTA est le signe de la perte de souplesse des artères. Si l’HTA n’est pas dépistée ou n’est pas traitée, un épaississement de la paroi des artères se produit. Après quelques années d’évolution, il est peut être observé une obstruction des artères ce qui conduit à stopper la circulation normale du sang dans les tissus.

Cette évolution défavorable de l’HTA non traitée provoque des maladies dont les principales sont : l’accident vasculaire cérébral, l’infarctus cardiaque, l’insuffisance cardiaque, l’insuffisance rénale et les démences vasculaires. Ainsi, l’HTA est considérée comme un « facteur de risque » de maladies cardiovasculaires.
Depuis le début des années 60, des médicaments ont montré leur action pour faire baisser les chiffres élevés de pression artérielle. Chez les patients qui se soumettent de façon quotidienne au suivi d’un traitement par des médicaments antihypertenseurs, il a été démontré une protection très efficace contre la survenue des complications de l’HTA. C’est pour cela, que le traitement par des médicaments antihypertenseurs, poursuivi de façon chronique, est conseillé chez tous les sujets chez lesquels une HTA est diagnostiquée.
En se soumettant à la contrainte du traitement quotidien, l’hypertendu a l’assurance d’éviter la survenue de maladies cardiaques et vasculaires graves et handicapantes.

Endocrinologie

L’endocrinologie est la science de la médecine qui étudie les hormones.

Les hormones sont des substances qui assurent la communication entre les cellules et/ou les organes. En général, la substance est secrétée à un endroit donné et véhicule un message pour une cellule ou un organe situé à distance. Le mot endocrine signifie : la science de la sécrétion interne. Elle étudie de très nombreux phénomènes physiologiques car les hormones interviennent dans de nombreuses fonctions chez l’homme.
Citons par exemple :

  • la croissance, avec les différentes hormones de croissance.
  • la reproduction : la puberté, mais aussi les cycles menstruels de la femme, la grossesse et la lactation (fabrication de lait). Chez l’homme, la testostérone fabriquée par les testicules est une hormone clé dans le développement du garçon puis dans la puberté et la fonction de reproduction.
  • la régulation des dépenses d’énergie, de la fonction musculaire mais aussi du développement cérébral et de la température corporelle, avec les hormones thyroïdiennes.

Mais aussi d’autres fonctions parfois moins connues :

  • Le tube digestif, la nutrition et la diurèse :
    – avec des hormones régulatrices de la concentration de sucre dans le sang comme l’insuline et le glucagon.
    – la leptine qui informe le cerveau sur les réserves de graisses dans l’organisme,
    – la ghréline qui stimule l’appétit et de nombreuses autres hormones impliquées dans la sensation de satiété,
    – la régulation de la soif et de la diurèse (hormone antidiurétique).
  • La régulation des cycles circadiens avec la mélatonine, dont la sécrétion, est sensible à la lumière.
  • Le cœur et les artères qui sont aussi impliqués dans un système hormonal complexe.
  • Le taux de calcium dans le sang (l’hormone s’appelle la parathormone secrétée par 4 petites glandes accolées à la thyroïde et appelées parathyroïdes).

Les organes endocrines sont ceux qui secrètent les hormones. Voici les principaux :

  • Les ovaires chez la femme et les testicules chez l’homme qui fabriquent les hormones sexuelles.
  • tl_files/contao/public/IMAGES POUR LE SITE/Endocrinologie/hypophyse 1.jpgtl_files/contao/public/IMAGES POUR LE SITE/Endocrinologie/hypophyse 2.jpgL’hypophyseou glande pituitaire se trouve dans une cavité osseuse, la fosse hypophysaire qui se situe dans l’os sphénoïde. Elle est protégée par la selle turcique. Elle est souvent comparée au chef d’orchestre car elle régule plusieurs grandes fonctions hormonales. Elle est reliée à une autre partie du cerveau, appelée l’hypothalamus, par une tige hypophysaire (également appelée tige pituitaire). L’hypothalamus assure une régulation  omplexe sur l’hypophyse. L’hypophyse est divisée en deux lobes : l’anté-hypophyse (adénohypophyse) en avant, et la post-hypophyse (neurohypophyse) en arrière. La posthypophyse est une  extension de l’hypothalamus, reliée à celui-ci par la tige pituitaire, et contient les axones de neurones dont les corps cellulaires se trouvent dans l’hypothalamus.
  • La glande surrénale est une petite glande située juste au dessus du rein (d’où son nom). Elle comporte deux parties :

–  La médullosurrénale est la principale source d’hormones appelées catécholamines : adrénaline et noradrénaline. C’est la partie interne de la glande surrénale qui secrète l’adrénaline. Les cathécholamines sont classiquement appelées les hormones du stress. La sécrétion de catécholamines est principalement sous le contrôle du noyau du tractus solitaire qui est une petite zone régulatrice située dans le cerveau et qui intègre des informations en provenance de barorécepteurs afin d’assurer la régulation de la pression artérielle. L’action de ce noyau est modulée par le système limbique : lors d’émotions fortes et de la peur, il y a libération d’adrénaline par la médullosurrénale, c’est la réaction de stress permettant de faire face à un danger. C’est l’action de ces hormones que l’on ressent quand le cœur se met à battre plus rapidement an cas d’émotion

–  La corticosurrénale, assure la sécrétion des stéroides : les glucocorticoïdes (cortisol), les minéralocorticoïdes régulant l’osmolarité et la volémie (aldostérone) et les androgènes (la fameuse DHA). La sécrétion du cortisol, et dans une moindre mesure des androgènes, est sous le contrôle de l’axe hypothalamo-hypophysaire via l’ACTH (adrénocorticotrophine) et la CRH (corticotropin releasing hormon). Cette sécrétion suit un rythme nycthéméral avec un maximum lors du réveil. Le cortisol est une hormone indispensable à la vie.

  • La thyroïde est une glande endocrine cervicale régulant de nombreux systèmes hormonaux par la sécrétion de triiodothyronine (T3), de thyroxine (T4) et de calcitonine. Située à la face antérieure du cou, elle est superficielle : ses déformations (on parle de goitre quand le volume de la thyroïde est augmenté) sont visibles sous la peau. Elle est fréquemment le siège de pathologies : hyperthyroïdie, hypothyroïdie, tumeur maligne ou bénigne.
  • Comment étudier ce système ?

Bien sûr, l’examen clinique du médecin est essentiel. Les dosages hormonaux sont parfois simples (hormones thyroïdiennes) et parfois plus complexes car leur taux est très variable et une mesure isolée a peu de valeur. Il faut alors réaliser des mesures dynamiques après freination ou stimulation. On peut étudier les organes endocrines grâce à de nombreuses techniques d’imageries ; par exemple : échographie, scanner, imagerie par résonnance magnétique nucléaire (IRM) et à la scintigraphie pour la thyroïde.

Triglycéridémie

La triglycéridémie, c’est quoi ?

L’hypertriglycéridémie se définit comme une augmentation du taux de triglycérides dans le sang. Les triglycérides sont des lipides (graisses) qui circulent dans le sang et qui sont aussi stockés dans les tissus (le surpoids est du à une accumulation de triglycérides dans le tissu adipeux).

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Les triglycérides sont constitués de plusieurs éléments : le glycerol sur lequel se « branchent » 3 (comme tri) acides gras. Les acides gras peuvent être différents (plus ou moins long et plus ou moins saturés).

Les triglycérides circulent dans le sang avec le cholestérol ; ils sont souvent dosés ensemble et ils peuvent être augmentés tous les deux ; mais les triglycérides peuvent aussi être s’élever isolément.

Il est plus adapté de parler d’hypertriglycéridémies car il en existe plusieurs types :

  • les triglycérides qui sont apportés par l’alimentation (ce sont les graisses et les huiles)
  • tl_files/contao/public/IMAGES POUR LE SITE/Trygliceridemie/foie.jpgles triglycérides qui sont fabriqués par le foie (le plus souvent en utilisant les sucres).

Chaque jour de 50 à 100 g de triglycérides sont métabolisés dans notre corps, de ce fait, le taux de triglycérides est extrêmement variable et il peut être multiplié par 100. Cette augmentation peut avoir deux origines principales :

  • soit le foie fabrique trop de triglycérides (c’est la pathologie la plus fréquente),
  • soit les triglycérides sont mal hydrolysés (métabolisés) par l’organisme.

L’hydrolyse est le mécanisme principal d’élimination des triglycérides, c’est-à-dire que les acides gras sont scindés du glycérol par une enzyme, la lipase ; ce qui leur permet de rentrer dans les cellules pour être stockés ou brulés pour donner de l’energie.

Le taux normal est de 1,5 g à 2 g de triglycérides par litre de sang.
Au-delà de ces taux, on parle d’hypertriglycéridémie. Lorsque le taux dépasse 4-5 g/L on parle d’hypertriglycéridémie majeure et quand il dépasse 10 g/L, il y a un risque de pancréatite.
30% de la population adulte présente une hypertriglycéridémie supérieure à 1.5 g/L, 15% une hypertriglycéridémie supérieure à 2 g/L et 1% une hypertriglycéridémie supérieure à 5 g/L. Le pic de fréquence des hypertriglycéridémies de 5 g/L se situe chez les hommes entre 50 et 60 ans et peut atteindre 2%.
Les hypertriglycéridémies sont la troisième cause de pancréatite (après les lithiases des voies bilio- pancréatiques et l’alcoolisme). Pour cette dernière cause, l’alcool pouvant être associé à une hypertriglycéridémie, il est parfois difficile de différencier les 2 pathologies.

Mis à part le risque de pancréatite lié directement aux taux très élevés de triglycérides, l’hypertriglycéridémie peut être le témoin de nombreuses pathologies qu’elle permet de diagnostiquer ou prévenir.

  • Le diabète surtout lorsque l’hypertriglycéridémie est associée avec un gros ventre (obésité abdominale, syndrome métabolique),
  • La stéatose hépatique (foie gras),
  • Les maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde) surtout lorsque les triglycérides sont associés à une baisse du bon cholestérol (HDL-cholestérol).

D’autres pathologies sont souvent associées à l’hypertriglycéridémie : hypertension, crises de goutte, syndrome d’apnée du sommeil…

L’origine des hypertriglycéridémies est complexe, mais elle est toujours dépendante de l’alimentation, le problème est que tous les aliments comportant des nutriments glucidolipidiques peuvent être associés/responsables des hypertriglycéridémies.
Il existe des gènes qui sont responsables des hypertriglycéridémies, ils sont nombreux et beaucoup ne sont pas encore identifiés ; mais quelle que soit l’anomalie génétique, il faut des nutriments pour que le taux de triglycérides augmentent. Toute la difficulté est d’identifier les aliments associés ou responsables de l’hypertriglycéridémie d’un patient.
Notre centre prend en charge les hypertriglycéridémies de façon adaptée et graduée en fonction de leur taux et du contexte. La consultation et l’hospitalisation permettent de faire un bilan cardiovasculaire et métabolique complet afin d’évaluer les risques de complications associées aux hypertriglycéridémies. Les diététiciennes du service, spécialisées dans la prise en charge des hypertriglycéridémies, réalisent dans un premier temps un bilan diététique qui est complété par des recommandations adaptées en fonction du type d’hypertriglycéridémie. Les médicaments sont prescrits seulement si nécessaire pour éviter les complications associées aux hypertriglycéridémies.

Une association de malade a été créée pour les formes génétiques graves d’hypertriglycéridémie : afhymage@gmail.com

Le Lupus et les maladies antiphospholipides

  • Le lupus cutané
  • Le lupus systémique
  • Syndrome des antiphospholipides
  • Syndrome de Gougerot Sjögren
  • Thyroidite d’Hashimoto
  • Vascularites

Les autres maladies auto-immunes

  • Syndrome de Gougerot Sjögren
  • Sclérodermie
  • Périartérite noueuse
  • Polychondrite atrophiante
  • Maladie de Takayasu
  • Maladie de Wegener
  • Maladie de Behçet
  • Dermatomyosite et polymyosite
  • Histiocytoses
  • Sarcoidose
  • Syndrome de Churg et Strauss
  • Maladie de Horton